Il y a plusieurs milliards d’années
12 milliards
L'Univers ne contient encore que des gaz très chauds et quelques étoiles.
Formation d’un amas d'au moins 14 galaxies (surnommé SPT).
10 milliards d'années
Les immenses nuages d'hydrogène et d'hélium se concentrent pour former la première génération d'étoiles. Leur effondrement gravitationnel est à l'origine de la formation du carbone. Leur température monte à plus de 20 millions de degrés.
Époque la plus active de formation des galaxies. Des centaines de petites galaxies sont happées pour former la Voie lactée.
Jusqu’ici, l’énergie noire était pratiquement négligeable. Elle devient prédominante.
6,7 milliards d’années
Fin de la décélération de l'univers. L’expansion de l'univers se met à accélérer. La force de gravitation se retrouve assez diluée pour que la force répulsive de l'énergie noire devient prépondérante par rapport à la force attractive de la matière et accélère l'expansion.
L’Univers étant de courbure nulle, l’expansion sera éternelle et ne s'arrêtera qu’après un temps infini[1].
4,5682 milliards Formation du système solaire.
Le nuage moléculaire primordial géant, composé de gaz et de poussière, s’effondre formant un disque tourbillonnant où le soleil et toutes les planètes du système solaire se constituent. Agrégation d'un gros amas de gaz et poussières et création du système solaire.
Disque de gaz et de poussière en rotation autour du jeune soleil.
Des planètes se forment en quelques millions d'années.
Formation de l’eau reléguée aux régions froides du disque externe.
Sur Terre, il n’y a pas d’eau car la planète est trop chaude. L’eau terrestre serait arrivée par l’extérieur (controversé, l’eau des océans proviendrait des entrailles de la Terre).
4,55 milliards
La Terre grossit au fil des bombardements de planétésimaux (briques planétaires).
4,53 milliards (si une génération humaine était réduite à 1 seconde : 146 ans)
La nébuleuse protocolaire très chaude émet un nuage gaz et poussières dont l'accrétion forme la Terre, à 150 millions de kilomètres du soleil, qui se présente sans doute comme une boule de lave en fusion.
La Terre s'enveloppe de vapeur d'eau.
Son atmosphère primitive est composée essentiellement de vapeur d'eau, d'azote et de méthane, mais non d'oxygène.
Elle est protégée des météorites par son atmosphère de vapeur d'eau et de gaz toxiques.
Précambrien (- 570 millions d'années).
4,47 milliards
La Terre, couverte d'un océan de magma, est probablement victime d'une terrible collision avec une autre planète Théia de la taille de Mars : naissance de la Lune en moins d'une année, créée à partir d’un disque de débris provenant de la croûte terrestre. La Lune est beaucoup plus proche de la Terre qu'aujourd'hui.
L’atmosphère terrestre est soufflée. Une grande partie de l’eau de la Terre est expédiée dans l’espace.
La surface de la Terre se refroidit et forme une croûte à peine 100 millions d'années après la Lune.
4,4 milliards
Un dégazage massif des volcans rejette dans l'atmosphère du sulfure d'hydrogène (H2S) et du dioxyde de carbone (CO2).
Des molécules organiques se forment alors dans l'atmosphère et se déposent dans l'océan.
4,3 milliards
La Terre se refroidit rapidement. Condensée sous l'effet de ce refroidissement, la vapeur d'eau provoque des pluies torrentielles ininterrompues. Apparition d'eau liquide. Peu à peu l'eau remplit les creux de l'écorce terrestre jusqu'à recouvrir environ les deux tiers de sa surface. Un océan recouvre la croûte terrestre.
Ses eaux tumultueuses brassent un gigantesque bouillon de culture, la soupe des origines. Des molécules s'y assemblent à l'aide de l'énergie du Soleil et des éclairs pour former au fil des réactions chimiques des acides aminés et les bases azotées des acides nucléiques.
Dans la soupe des origines, une foule de molécules sont déjà présentes, acides aminés et sucres, futures briques des molécules organiques.
4,2 milliards
Organismes vivants aquatiques microscopiques (date contestée).
La Lune possède un champ magnétique intense.
4,1 milliards
Bombardement intense de météorites. Une giboulée de planétésimaux (mélanges d’astéroïdes et de comètes) s’abat sur la Terre provenant du système solaire externe, riche en eau.
Le ciel rempli de vapeur d’eau qui se refroidit donne naissance aux océans.
3,9 milliards
Fin du grand bombardement de météorites.
3,85 milliards
Tout commence dans l’océan. La biodiversité se construit dans la mer.
3,8 milliards
Période de l’Archéen (- 2,5 milliards)
Sur Terre, l'oxygène est pratiquement absente de l'atmosphère. Celle-ci est essentiellement un mélange d’azote, de dioxyde carbone et de méthane.
Bombardement tardif d’astéroïdes qui modifie la surface terrestre. Il crée les traces que l’on voit à la surface de la Lune.
Premières formes de vie Dans l'ambiance tiède des profondeurs marines, à l'abri des terribles rayons ultraviolets, surgissent peut être les premières formes de vie, probablement au contact de sources hydrothermales issues des craquements de la croûte.
Lune : Formation du plus gros cratère sur la Lune (950 km de diamètre). À partir de cette date, la taille moyenne des cratères sur la Lune diminue.
3,7 milliards Apparition de la vie.
Plus ancienne trace de vie organique découverte sur Terre sur une île près du Groenland.
Premiers indices chimiques de la présence de formes vivantes sur Terre. Petits compartiments isolés du milieu extérieur par une membrane mais contenant l'ARN ou l'ADN, donc la capacité de stocker une information, de la dupliquer et de fabriquer des protéines : la machinerie du vivant[2].
Les premiers organismes sont anaérobioses : ils n'ont pas besoin d'oxygène pour vivre. Ils ont énormément de place pour se multiplier, ils n'ont pas à prendre en compte les autres.
A cette époque, la Terre est devenue habitable depuis quelques centaines de millions d’années.
3,5 milliards
Apparition des premiers objets que l'on peut qualifier de vivants, des gouttes minuscules avec des membranes. Des systèmes microbiens très actifs existent dans un environnement sédimentaire volcanique.
L'Univers a déjà dix milliards d'années.
Premiers procaryotes (cellules sans noyaux).
Photosynthèse.
Apparition possible de la vie dans des sources chaudes et des mers volcaniques terrestres.
3,45 milliards.
Des structures fossilisées ressemblent à des formes cellulaires en Australie. Plus anciennes traces de vie terrestre (bactéries complexes). Ressemblent à des stromatolites, roches issues de la dégradation des cyanobactéries, des êtres unicellulaires qui vivent en queue leu leu dans des eaux saumâtres et participent à la formation du carbonate de calcium.
Premières traces de stromatolites, édifices carbonatés liés à l'activité de procaryotes (des bactéries photosynthétiques). Parmi les premiers organismes, certains possèdent la capacité d'utiliser l'énergie solaire pour fabriquer de quoi fonctionner et se multiplier. Ce sont les cyanobactéries autrefois appelées algues bleues. D'une incroyable résistance, on les retrouve depuis les sources chaudes jusqu'aux étendues glaciaires. Elles contribuent à enrichir l'atmosphère en oxygène par le jeu de la photosynthèse, tout en retirant de l'air une partie du gaz carbonique pour bâtir les sucres.
3 milliards
Continents La Terre a eu le temps de refroidir suffisamment pour que l'eau y soit liquide.
L'effet de serre, dû à une atmosphère riche en gaz carbonique et en méthane, est si intense que les océans sont à une température de 70 degrés.
Formation des continents. Les vieilles roches (cratons) dérivent sur la surface du globe.
Avec la mise ne place des continents apparaît l’érosion silicatée qui fait que les océans deviennent un puits pour le CO2. On observe une baisse du CO2.
Présence d'oxygène ? Photosynthèse ?
Vivant Le vivant émerge du non-vivant[3].
Code génétique (codons, acides aminés) : moins d'un milliard d'années après la réalisation de la Terre, apparition de l'ADN ou ARN (molécule ayant la capacité de se reproduire, avec "infidélité" permettant la diversité et la sélection).
Invention de la photosynthèse.
2,7 milliards
Communautés bactériennes diversifiées.
2,5 milliards
Apparition des premières bactéries photosynthétiques utilisant de l’eau (H2O) comme source d’hydrogène. Les cyanobactéries (bactéries contenant des pigments bleus) acquièrent la capacité de synthétiser du dioxygène. Elles sont nées de l’incorporation de gènes en provenance d’autres organismes.
Elles vont permettre le développement de dioxygène dans l'atmosphère terrestre par photosynthèse oxygénique complète : à partir de l’eau et du gaz carbonique, la photosynthèse donne naissance, en présence de la lumière, à des sucres et à de l’oxygène (ou dioxygène O2)[4]. En se multipliant, les cyanobactéries photosynthétiques produisent dans l’océan des grandes quantités d’oxygène. Pendant plus d’un milliard d’années, l’excès d’oxygène est absorbé dans l’océan surtout en oxydant du fer, abondant en mer.
2,45 milliards
Climat L'atmosphère terrestre est encore pauvre en oxygène et donc dépourvue de couche d'ozone. Le rayonnement ultraviolet pénètre dans l'atmosphère.
2,4 milliards
Fin de l'époque archéenne. Néoprotérozoïque.
Climat Glaciation très importante dans l'hémisphère nord.
Grande oxydation Époque estimée de la “Grande oxydation”, c’est-à-dire de la multiplication des organismes photosynthétiques produisant de l’oxygène.
Le “puits à oxygène” que constituent les océans est saturé.
Relargage dans l'atmosphère du dioxygène produit par des bactéries photosynthétiques. D’importantes quantités d’oxygène commencent à s’accumuler dans l'atmosphère, probablement à cause du métabolisme des algues océaniques. Apparition d’une atmosphère oxygénée.
Cela conduit à l’apparition d’organismes plus gourmands en énergie, de plus grande taille, plus durables et plus actifs. Étape cruciale vers l’émergence progressive de la vie hors des océans et la colonisation des continents.
2,2 milliards
Plus ancienne trace avérée de bactérie photosynthétique.
Capture de bactéries extérieures par les cellules (mitochondrie).
2,1 milliards
Fossiles au Gabon. Pluricellularité. Apparition de la vie pluricellulaire dans un milieu marin peu profond et riche en oxygène. Ces organismes n'ont peut-être pas eu de descendance. Ils peuvent représenter une forme de vie qui n'a pas survécu jusqu'à nous.
2 milliards
Premier pic d'oxygène.
Oxygène et ozone dans l'atmosphère. Il ne dure que 200 à 300 millions d’années.
Restes de bactéries dans des fossiles.
Sur Terre, deux types de microbes, les archées et les bactéries de partagent le planète, coopérant parfois.
D’un partenariat endosymbiotique - une bactérie ancestrale emboîtée dans une archée ancestrale - une nouvelle forme de vie émerge ; la cellule eucaryote, Première cellule avec noyaux, unicellulaire. Elles apparaissent un milliard d’années après les procaryotes.
1,8 milliards
Vivant Explosion de la complexité chez les eucaryotes par la compartimentation de la cellule.
1,6 milliards
Vivant Apparition du premier métazoaire (animal pluricellulaire).
1,5 milliard
Reproduction sexuée.
1 milliard
Organismes pluricellulaires, algues.
Sur une planète aux deux-tiers couverte d'eau, il n'est pas étonnant que la vie ait foisonné dans ce milieu propice, et en tout premier lieu les algues. Adoptant des pigments différents pour capter l'énergie lumineuse à chaque profondeur, les algues brunes, rouges, vertes envahissent l'océan originel, formant une grande prairie où prospère le zoo-plancton, à la base de toute la chaîne alimentaire marine.
[1] Trinh Xuan Thuan and al. Le monde s’est-il créé tout seul ? Albin Michel, p35.
[2] Terra Botanica, Angers
[3] Alain Prochiantz, Qu'est-ce que le vivant ?
[4] Eric Karsenti Aux sources de la vie